Je viens de toucher le fond, que faire ? (Suite)

Salut tout le monde.

Je viens de vivre un moment difficile, de battre un record et je suis dans un trou… Je ne vais pas vous expliquer comment éviter ce genre de moment, mais comment j’en sors actuellement. Car cet événement est trop récent pour dire que c’est terminé.

Arrivé en cours de route ?
Cet article est le deuxième d’une série de plusieurs, je pense trois. Pour commencer au début, c’est ici : Je viens de toucher le fond, que faire ?

Je vous parlais de ma condition physique (dos), dans cet article, je parlerai de ma condition émotionnelle. J’ai décidé de me dévoiler un peu plus, car je pense sincèrement qu’il faut comprendre ma vie pour comprendre ma réaction. Et que c’est ainsi que cela pourra vous inspirer dans un moment comme celui-ci. Bonne lecture.


Un début de prise en main

J’ai des choses à régler liés à mon enfance. Malgré le fait que ma famille soit comme les autres, cela ne m’a pas empêché de me sentir mal, pas toujours reconnu, exclu. J’ai toujours été un enfant turbulent, ce qui n’a pas aidé. J’ai dès mon plus jeune âge eu besoin d’aller voir un orthophoniste afin de mieux m’exprimer, car je bégayais. Plus tard, c’est un psychologue que j’ai dû voir chaque semaine, car si je me rappelle bien, je ne me canalisais pas correctement.

Devenu jeune homme, j’ai toujours hésité à de nouveau aller voir un psychologue, car j’avais un très mauvais rapport cette pratique (alors qu’on fond une voie me disait que c’était une bonne chose). Lorsque j’étais enfant, les séances m’ennuyaient atrocement, ma mère m’amenait pour dessiner 45 minutes, alors que je voulais juste rester à la maison… J’aimais dessiner, mais pas dans un créneau, devant un homme avec un cahier en train d’écrire et de me renvoyer à mon dessin lorsque je voulais parler avec lui… Le psychologue était pour moi la preuve que je n’allais pas bien.

Du coup, depuis mon enfance, le mot “Psychologue” fait référence au fait que j’ai un problème et que j’en suis la cause. De là ont découlé deux sentiments :

  • Je suis différent des autres
  • J’ai fait quelque chose de mal
  • Je ne mérite pas que l’on m’aide

Fin 2016, pendant une période où je me sentais plutôt bien, j’ai décidé de franchir le pas. J’avais une condition personnelle, je ne voulais pas y aller par besoin, mais par envie. Au bout d’à peine deux séances, j’ai découvert que j’en avais finalement réellement besoin. Cela m’a d’ailleurs beaucoup soulagé et aidé à me comprendre et à confirmer mes impressions, mes émotions et mes pensées. Comme l’adage “l’appétit vient en mangeant“, en seulement quelques séances, je commençais à prendre goût à ce moment d’échange. Je continuais à discuter jusqu’à ce que la psychologue referme la porte de son cabinet en me serrant la main pour dire au-revoir. La preuve que cela me faisait du bien.

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Je n’ai toujours pas appris

Ca va mieuxAprès quelques séances avec la psychologue, j’ai décidé d’arrêter avec une ingéniosité déconcertante : j’avais d’excellentes excuses…

  • Trop loin…
  • Trop cher…
  • Trop contraignant…
  • Plus le besoin…

J’avais beau savoir que ce n’était pas la meilleure chose à faire, j’ai choisi le chemin de la facilité. Même si avec du recul, je sais que c’était effectivement très cher. Je payais 70 € par séance, ce qui pour certain est acceptable. Pour moi, c’était un énorme trou dans mon budget que je ne pouvais tenir. Et un peu de flemme

Un nouveau projet

L'enthousiasmeJ’ai quitté mon dernier CDI il y’a 3 mois, l’enthousiasme de passer à temps plein m’a donné beaucoup d’énergie. Cela m’a permis d’apporter de la valeur aux autres, de rester motivé et d’avancer.

C’était du coup très agréable de pouvoir travailler de n’importe où, de rendre visite à ma famille, de programmer des RDV et j’en passe.

Dans ces moments-là, un projet arrive quand même à avancer, tant que c’est sur du court termes. Mais, vivre en tant que nomade dans une ville n’est pas la meilleure approche pour différente raisons, le besoin de :

  • Demander à des connaissances pour garder nos affaires
  • Demander à des connaissances de nous accueillir
  • Faire avec l’environnement parfois non propice au travail
  • Se caler sur le planning des autres

Le rythme de croisière

La réalitéAu bout d’un moment, je me suis confronté au besoin de me structurer, car avoir toute sa journée de dispo rend la procrastination beaucoup plus accessible.

Et c’est ce que je n’ai réussi à faire… J’étais en mode nomade, allant de chez des amis à chez des amis, passant des journées à :

  • Faire autre chose que d’avancer dans mon projet…
  • Passer de période à ne rien faire à des rush pour avancer
  • Se conforter dans de mauvaises habitudes
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Finalement, la seule chose que j’ai fait correctement été la création d’un réseau de personnes de qualité. C’était dans le passé mon plus grand défaut, j’ai du coup joué toutes mes cartes pour ne pas rester seul, car c’est ce qui arrive trop facilement lorsqu’on entreprend.

J’ai compris en moins de 2 mois qu’il était temps de faire le nécessaire pour atteindre le rythme de croisière : trouver…

Un logement

J’ai récemment rejoins une Hacker House, une nouvelle génération de logement. En effet, c’est un mixe en bureau et logement pour les porteurs de projets. J’ai décidé de les rejoindre, car je voulais me poser quelque part et que la Hacker House était finalement un endroit rêvé pour échanger avec des entrepreneurs. J’ai décidé de me faire un planning complet comme à l’école avec des créneaux pour chacune de mes tâches à faire. celui-ci commencé la semaine dernière. Premier constat ? Je n’ai pas réussi à m’y tenir, j’ai fait peut-être 30% à 50% de ce que j’avais prévu. Je me suis alors décidé à reprendre le reste de ma vie en main et prendre :

Un RDV chez une psychologue
À quelques minutes à pied de mon lieu de vie, afin de reprendre le travail que j’ai à faire sur moi.

La jeune pousseUn RDV chez une chiropracteur
Pour comprendre pourquoi j’ai tous les jours mal au dos. Me réveillant chaque matin avec des douleurs tellement vives que j’ai du mal à me lever… à 27 ans, c’est effrayant… Douleurs qui reviennent lorsque je reste assis trop longtemps. J’ai pensé que c’était la sciatique, mais cette douleur est différente. Histoire de faire varier les plaisirs, haha.

Ces deux premiers RDV m’ont déjà beaucoup apporté. La psychologue a constaté un mal-être à travailler tandis que la chiropraticienne m’a réprimandé (gentiment hein, pas méchamment) comme quoi mon corps essayait de communiquer et que la raideur et les douleurs de mon dos prouvaient que je ne prenais pas soin de moi. Depuis beaucoup d’années… Depuis toujours en faite…

Pour résumer : ce n’est que le commencement.

Retour à la réalité

Un nouveau départ

Je pense que ces deux premiers RDV la semaine dernière ont remué beaucoup de choses chez moi.

Tel un seau avec le vase au fond, si on veut nettoyer l’eau, il faut commencer par la remuer, ce qui la rend trouble.

Et voici comment j’ai entamé ma descente dont je parle dans le précédent article.

Je pense que c’est l’effet secondaire de ce processus de tri qui m’a fait plonger dans tous ces doutes. Ma vie est finalement remplie de vase (problème que je refoule) et le fait d’avoir démarré un premier traitement émotionnelle (psy) et physique (chiro) les a remué, me laissant dans une eau trouble (moment de doute)…

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Comme un arbre

Oser tendre la main

Seul au milieu d’une place non loin de gare de l’est, je suis resté planté comme un arbre, dans le flou, sans savoir quoi faire, ni où aller. Regardant mon téléphone portable, je voyais les appels manqués de mon meilleur ami à qui je n’avais pas envie de répondre, car je voulais rester seul… Je voulais me cacher, disparaitre de la circulation… Ce n’est qu’au bout d’un long quart d’heure, mon téléphone en main que j’ai réussi à lancer un appel, à ma compagne, dont sa seule voix m’a permis de reprendre conscience de la situation. Je me rends compte que je n’ai pas appelé pour avoir de l’aide, mais pour :

  • Sentir que je n’étais pas seul
  • Qu’il y avait des personnes sur qui je peux compter
  • Qui me comprennent
  • Qui ne cherchent pas à me juger
  • Qui ne cherchent pas à m’imposer leur vision
  • Porter un regard bienveillant, tout simplement

Dans ces moments où nos émotions prennent le dessus :

Il ne faut jamais rester seul. Il faut oser ouvrir une main pour laisser quelqu’un la saisir. Dans ce moment, j’ai su qu’il n’y avait qu’elle pour qui j’étais prêt à l’ouvrir. Et elle l’a saisie.

Ayant repris conscience au bout de 20 minutes, j’ai décidé de me poser dans un café pour reprendre mes esprits et récupérer. Un heure plus tard, j’en arrivais à la conclusion que ce qui venait de m’arriver était finalement un signe !

 


Ce signe, je vous en ferai la description dans un prochain article. Je reviens vers vous rapidement pour vous en faire part, le temps de le mettre correctement à l’écrit.

Kelvin

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6 commentaires sur « Je viens de toucher le fond, que faire ? (Suite) »

  • Il faut beaucoup de courage pour se livrer ainsi. C’est toujours plus difficile d’avancer quand son corps est un ennemi. Je n’ai jamais connu les maux dont tu me parles, et ce serait mal aisé pour moi d’émettre un conseil.
    Mais tout ce qui jalonne notre vie et nos expériences, façonnent ce qu’on est aujourd’hui. Et ça fait de nous des gens uniques…
    Avoir un idéal, s’entourer de personnes motivantes nous permettent de serrer les dents et d’avancer. On a bien sûr le droit de baisser les bras, c’est humain. On peut chuter, on peut se faire mal à vouloir tout abandonner. Mais généralement, il y a toujours une solution. Difficile à voir parfois…
    Je me rappelle d’une image que j’avais vu quand j’étais gamin. Ce sont 2 grenouilles qui se retrouvent coincées dans un bocal de lait. L’une se dit : mais à quoi bon, le bord est trop haut je n’y arriverais jamais. Elle se laisse aller et meure noyée. La seconde se bat de toutes ses forces. Elles gesticulent, essaye, coule, remonte, essaye à nouveau en se battant de toute l’énergie dont elle disposait. Elle se battait tellement que le lait se transforma en beurre. Elle put alors s’appuyer dessus et sortir du bocal. Et je crois sincèrement qu’il n’y a pas d’autre moyen de s’en sortir que de se battre et en premier lieu avec soi !
    Alors courage et continue, le lait se transformera un jour en beurre 😉

    • Hello Cyril, merci beaucoup pour tes encouragements et je trouve que l’image dont tu parles est très inspirante.
      En effet, dans les moments durs, notre champs de vision se réduit et on rate parfois des évidences. Bien souvent la sortie est juste à côté, mais on se focalise sur notre vu, comme quoi la sortie n’est pas “là”.
      Réussir à prendre juste le petit peu de recul nécessaire pour se dégager de ces moments est important. Être entouré n’a pas de prix dans ces moments là.
      J’ai écris cet article spécialement pour que si quelqu’un se trouve dans une situation similaire et qu’il recherche sur internet, qu’il trouve un recueille qui je l’espère pourrait l’inspirer, comme une grenouille commençant à couler, voyant dans un bocal non loin, une grenouille grimpant sur son beurre (demi-sel, svp).
      Merci beaucoup !
      Kelvin

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